Arriver à la Désirade depuis Saint François et choisir son camp de base
Comprendre que faire à la Désirade commence dès le quai de Saint François. Le ferry de la compagnie CTM Deher quitte le port plusieurs fois par jour pour l’île (généralement le matin et en début d’après midi, horaires variables selon la saison) et la traversée dure environ quarante cinq à cinquante minutes sur une mer parfois bien formée. Sur le pont, la vue sur l’archipel de la Guadeloupe et sur Marie Galante installe déjà un autre rythme de voyage.
La Désirade est une petite île de Guadeloupe d’environ onze kilomètres carrés, posée à l’est de la Grande Terre comme un long radeau calcaire. On débarque à Beauséjour, bourg principal de la Désirade Guadeloupe, où se concentrent la mairie, quelques commerces, les pêcheurs et la plupart des hébergements. Pour un séjour qui a du sens, installez vous dans une pension à taille humaine ou au Oualiri Beach Hotel, directement en bord de plage (front de mer de Beauséjour, proche du débarcadère), en réservant en amont par téléphone ou via les plateformes de réservation habituelles.
Depuis Beauséjour, la route principale file vers l’est et vers l’ouest en longeant la mer, avec des plages qui se succèdent comme un chapelet discret. Louer un vélo, un scooter ou une petite voiture auprès des loueurs installés près du port permet de parcourir la Désirade île à votre rythme, en gardant toujours la mer en ligne de mire. Sur cette terre de Guadeloupe, on vient moins pour cocher des cases que pour laisser la journée s’étirer entre baignades, rencontres et balades courtes, en s’arrêtant au gré des cases créoles et des petits restaurants de bord de route.
Première après midi : pêche au gros, plage du Souffleur et soirée créole
Pour vraiment saisir que faire à la Désirade, commencez votre première après midi en mer avec Édouard, pêcheur du cru. La sortie de pêche au gros dure en général trois à quatre heures, se réserve via la mairie de Beauséjour (accueil ou téléphone) ou directement auprès de marins comme Édouard ou Joël, et coûte autour de quatre vingt à cent euros par personne, matériel et carburant compris. On quitte l’île Désirade par la pointe est, on longe la côte et l’on comprend d’un coup que l’archipel de la Guadeloupe est d’abord une histoire de marins.
Au retour, la plage du Souffleur vous tend ses raisiniers et son sable blond, à deux pas du centre de Beauséjour. La plage Souffleur est l’un des meilleurs spots pour nager en fin de journée, quand la lumière tombe sur la Désirade Guadeloupe et que les habitants viennent discuter sur le muret. Un pêcheur résume souvent l’ambiance en souriant : « Ici, la mer, c’est la voisine d’en face ». On est loin des foules de la Grande Terre ou des zones très urbanisées de Baie Mahault, ici la mer reste une voisine familière plutôt qu’un décor de carte postale.
Après le dîner créole à la pension, marchez de nouveau sur la plage du Souffleur, presque vide, pour sentir l’île respirer. Les vagues couvrent les voix, les lumières de Saint François clignotent au loin et la question n’est plus seulement que faire à la Désirade mais comment y revenir. Pour comparer avec d’autres ambiances balnéaires de Guadeloupe, gardez en tête la plage de la Caravelle à Sainte Anne, où l’on peut nager avec les tortues sans réserver d’excursion, et mesurez la différence de densité humaine.
Matin du deuxième jour : ascension du plateau et vues sur Marie Galante
Le lendemain, le programme que faire à la Désirade commence tôt, avant que le soleil ne cogne. Depuis Beauséjour, un sentier balisé grimpe vers le plateau central, environ deux cent soixante à deux cent soixante dix mètres d’altitude pour deux heures aller retour à un rythme tranquille. On quitte la route principale, on traverse un jardin de cactus et de gommiers, puis la vue se dégage sur la mer et sur Marie Galante au sud.
Cette montée vers le plateau de l’île Désirade n’est pas une randonnée technique, mais de bonnes chaussures restent indispensables. Les touristes, les guides locaux et les habitants partagent le même conseil simple : « Apporter de la crème solaire, porter des chaussures confortables, respecter l’environnement ». En haut, on embrasse d’un regard la Guadeloupe île, la Basse Terre au loin, parfois la silhouette de Petite Terre et la courbe de l’archipel de la Guadeloupe, avec un vent constant qui rafraîchit la marche.
Redescendez par le même chemin vers Beauséjour, en prenant le temps d’observer les oiseaux qui longent la falaise. Sur le plateau comme sur la plage, la Désirade île rappelle que la Guadeloupe n’est pas qu’un alignement de resorts mais une mosaïque de terres fragiles. Pour d’autres idées de randonnées engagées en Guadeloupe, notamment vers la Soufrière, un guide détaillé sur les bains jaunes et la montée sans la cohue permet de préparer une journée plus volcanique.
Après midi sauvage : Pointe Doublé, iguanes et chapelles en bord de mer
Une fois la descente terminée, la question que faire à la Désirade trouve une réponse plus minérale. Prenez la route vers l’est en direction de la Pointe Doublé, extrémité battue par les vents où un phare veille sur la mer et sur les récifs. Sur cette pointe, accessible par la route côtière puis une courte piste, les iguanes se chauffent sur les rochers, indifférents aux rares visiteurs qui respectent la distance et évitent de les nourrir.
En revenant vers Beauséjour, faites halte à la chapelle Notre Dame du Calvaire, souvent appelée simplement la chapelle de la Dame du Calvaire par les habitants. Ce petit sanctuaire posé face à la mer rappelle que la Désirade Guadeloupe fut longtemps une terre de marins et de prières, tournée vers l’horizon autant que vers le ciel. Le lieu reste sobre, sans mise en scène, mais la vue sur l’île et sur la mer suffit à imposer le silence, surtout au coucher du soleil.
Pour prolonger cette ambiance, marchez ensuite vers d’autres plages de la Désirade, plus discrètes que la plage Souffleur. Certaines anses rappellent les criques d’Anse Galets ou de la plage Fifi en Grande Terre, mais sans les alignements de transats ni la musique forte. Si vous aimez les matinées au port avec les pêcheurs, comme à Sainte Rose avec les balaous, vous retrouverez ici la même économie de gestes et de mots, avec parfois un café partagé sur le quai.
Petite Terre depuis la Désirade, météo locale et conseils pratiques
Beaucoup se demandent encore que faire à la Désirade après ces deux jours, une fois les plages principales et le plateau explorés. Une option forte consiste à organiser une sortie vers Petite Terre depuis l’île, avec des opérateurs locaux souvent plus souples et moins chers que depuis la Grande Terre. Les tarifs sont en général proches de la moitié de ceux pratiqués au départ de Saint François, pour une expérience identique sur ce sanctuaire marin.
Avant de réserver, renseignez vous auprès de la station météo locale ou de la mairie de Beauséjour, car la mer peut vite se lever entre la Désirade île et Petite Terre. Sur place, appliquez les mêmes réflexes qu’à la Désirade Guadeloupe : pas de déchets laissés sur le sable, respect des zones protégées, distance avec les iguanes et les oiseaux. Ce souci de tourisme durable et d’écotourisme vaut autant pour les plages que pour les sentiers, qu’il s’agisse d’un jardin botanique en Basse Terre ou d’un simple jardin créole en bord de route.
Pour préparer votre voyage, gardez en tête que la Guadeloupe est un archipel de contrastes, de la baie de Pointe à Pitre et de Baie Mahault aux falaises de la Désirade en passant par les plages de la Grande Terre. La question n’est plus seulement que faire à la Désirade mais comment articuler cette île avec Marie Galante, les Saintes ou la Basse Terre volcanique. On ne revient pas pour les dépliants, on revient pour la saison des mangues.
FAQ sur un séjour de deux jours à la Désirade
Comment se rendre à la Désirade depuis la Guadeloupe principale ?
On rejoint la Désirade en ferry depuis le port de Saint François, sur la Grande Terre. La traversée dure environ quarante cinq minutes, avec généralement deux rotations ou plus par jour selon la période et les compagnies. Il est conseillé de réserver vos billets à l’avance, surtout en haute fréquentation, et de vérifier les horaires la veille du départ auprès de l’office de tourisme ou de la compagnie maritime.
Que faire à la Désirade en une journée seulement ?
Sur une seule journée, concentrez vous sur la plage du Souffleur, la découverte de Beauséjour et un aller retour rapide vers la Pointe Doublé. Une baignade, un déjeuner simple chez un habitant et une courte balade suffisent déjà à sentir l’atmosphère de l’île. Pour la randonnée du plateau, mieux vaut prévoir une nuit sur place afin de ne pas courir après le dernier ferry.
Y a t il des hébergements sur l’île de la Désirade ?
Oui, la Désirade propose quelques gîtes, chambres chez l’habitant et un petit hôtel comme le Oualiri Beach Hotel à Beauséjour. L’offre reste volontairement limitée, ce qui participe au calme de l’île et à son ambiance préservée. Il est prudent de réserver plusieurs semaines à l’avance, surtout pendant les vacances scolaires et les longs week ends.
Quelles sont les principales activités nature à la Désirade ?
Les activités majeures tournent autour de la randonnée vers le plateau, des balades à vélo le long de la route principale et des baignades sur les plages comme le Souffleur. La sortie de pêche au gros avec un guide local, ainsi que l’observation des iguanes à la Pointe Doublé, complètent bien ce programme. La sortie vers Petite Terre, si la météo le permet, offre enfin une journée de snorkeling et de contemplation.
La Désirade convient elle à un voyage responsable et à l’écotourisme ?
La Désirade est une île préservée où le tourisme reste modéré, ce qui en fait un terrain idéal pour un voyage responsable. En respectant les sentiers, en limitant votre consommation d’eau et en soutenant les hébergements tenus par des habitants, vous contribuez directement à l’économie locale. L’île mise sur un tourisme durable, centré sur l’immersion culturelle, la nature et la détente plutôt que sur les infrastructures lourdes.